thoughts · ai · 17 min de lecture

Le logiciel propriétaire, c'est terminé ?

Bienvenue dans l'ère de hyperpersonnalisation, et des logiciels créés à la demande.

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Hugo
Hugo16 oct. 2026 · 17 min

Il y a quelques jours, je suis tombé sur ce blousque :

Une personne, Brandon Thomas, aurait décompilé toute la suite Adobe, Photoshop, Premiere, Illustrator, Lightroom etc... Au total, 7 logiciels. Tous réécrit en Rust avec une IA, et publié en open source.

Ah oui, et il a récidivé quelques jours plus tard pour la suite Office, pareil tout est open source et réécrit en Rust.

Est ce que Brandon vient de signer le début d'un mouvement qui préfigure la fin des logiciels ? Ou est-ce le nième faux départ de feu d'une SAAS Apocalypse qui tarde à venir ?

Artcraft

J’imagine que vous aviez déjà vu passer cette histoire. C’est pas un scoop. Moi il y a deux questions qui m’intéressent : "Comment il a fait ?" et "est-ce que c'est légal ?".

Voyons ça.

Déjà, ArtCraft c'est quoi ? C'est une suite logicielle pour faire du traitement photo et du traitement vidéo, entre autre. Chaque logiciel qu'on peut voir sur cette page correspond à un logiciel chez Adobe.

Tous ont été réécrit en Rust. Et chaque app peut être pilotée par un agent IA, via une ligne de commande ou un serveur MCP.

Mais à priori, contrairement à ce que disait le blousque qu'on a vu, Brandon n'a pas décompilé Adobe. En tout cas, je n'ai trouvé aucune source qui permette de l'affirmer.

Brandon parle d'implémentation en « clean room ». Et si vous n'êtes pas familier de ce terme, en gros il s'agit surtout de reverse engineering.
En principe dans une implémentation en clean room, il y a une équipe qui observe ce que fait le logiciel, lit la doc, fait des captures d'écran, et fournit ensuite tout ça à une autre équipe indépendante qui se charge de faire une implémentation mais sans avoir de détail sur le logiciel initial. Le concept de clean room est une métaphore des salles blanches où on essaie de créer un environnement stérile, non contaminé. Ici, il s'agit d'être non contaminé par le logiciel d'origine et son copyright.

Bref, c'est de la copie, oui. Mais de la copie par observation.

Et ce n'est pas nouveau du tout.

En 2003, je jouais à Lineage. J'imagine que vous ne connaissez pas forcément Lineage. C'était un MMORPG populaire mais qui a surtout marché en Corée. Il n'y avait pas de serveur en Europe et je pourrais pas vous dire pourquoi. Mais moi j'y jouais. Mais pas sur le serveur officiel.

je jouais typiquement ce genre de personnage :)
je jouais typiquement ce genre de personnage :)

Il y avait une petite équipe qui avait installé le jeu, écouté tous les paquets réseaux qui transitaient entre leur PC et les serveurs officiels et puis mappé chaque paquet réseau a une fonction dans le jeu. Un déplacement, un sort, le déclenchement d'un dialogue, l'ajout d'un élément dans l'inventaire. Paquet par paquet. Et puis ils ont écrit un serveur en Java qui pouvait parler avec le jeu.

Ce qui permettait... plein de choses, comme de jouer à une version custom du jeu, avec des paramétrages différents, des nouvelles quêtes mais aussi, bien sûr, de pouvoir jouer au jeu sans passer par le serveur officiel. Et moi en 2003 j'étais au bord de la dépression dans, sans doute, le pire job de ma carrière dans lequel je me faisais suer comme jamais je me suis fait suer, sauf peut-être devant le tour de France. Donc j'ai rejoint une petite équipe qui gérait un fork de L2jfree pour un serveur Français.

En disant ça, je me dédouane un peu hein, je n'étais pas dans l'équipe principale. C'était juste un des multiples forks qui traînaient sur Internet.

Bref. Le reverse engineering, ça existe depuis toujours.

Et pour y voir clair, il faut distinguer trois choses qu'on a tendance à mélanger.

Un, la décompilation. On part du programme compilé, et on reconstruit le code source avec l'objectif que ce code source puisse ensuite être recompilé pour donner exactement le même binaire à l'octet prêt.
Dans les exemple récent, il y a eu Maurice Heumann qui a reconstruit Modern Warfare 2 avec un essaim d'agents IA, pendant environ trois mois. Pour l'instant il a réussi à reproduire 99 % des fonctions du jeu reconstruites, et 83 % identiques à l'octet près.
Alors on peut se demander à quoi çà sert ? Eh bien parmi les usages possibles, il y le cas le second cas : le portage.

Pour le portage, l'objectif est de faire tourner un logiciel ailleurs que sur sa plateforme d'origine. L'exemple le plus connu c'est Doom dont le code source est public désormais et qui a été porté sur à peu près tous les supports, tellement que ça en est devenu un meme. On retrouve Doom sur le navigateur, sur des montres connectés et même sur des enseignes de pharmacie. Récemment Kotaku parlait de centaines de portages dans le navigateur, apparus en quelques semaines. Halo, GTA Vice City, Les Simpsons Hit and Run.

Et enfin il y a, la réimplémentation. C'est l'exemple d'ArtCraft. Le code n'est pas lu mais tout est observé pour refaire à l'identique. C'est un copycat.

Attention, d'après les retours, ArtCraft, c'est pas encore ça en termes de qualité. Mais il faut bien comprendre que la première version a "juste" 2 semaines, déjà 190 contributeurs sur github, et sort une version presque tous les jours, donc si ces gens là restent motivés, ce qui n'est pas gagné quand même, alors peut-être que ce logiciel pourrait devenir un vrai incontournable.

Evidemment si Adobe les attaque pas.

Et justement, est-ce que tout ça est légal ?

Légal ou pas ?

La réponse courte : c'est compliqué.

Ok, du coup c'est pas une réponse.

Il y a un précédent clé en Europe. En 2012, la Cour de justice de l'Union européenne dans l'affaire SAS Institute contre World Programming.

World Programming avait recréé le logiciel de SAS, sans le code source, à partir des manuels et en observant comment le logiciel fonctionnait. Et pour la justice, les fonctionnalités d'un logiciel, son langage et ses formats de fichiers ne sont pas protégés par le droit d'auteur.

Et j'ai envie de dire, ça tombe un peu sous le sens. J'imagine mal qu'on protège un concept, genre l'édition de photos, une disposition de fenêtre, ou une suite de fonctionnalités.

Donc faire un éditeur photo qui ouvre des PSD, ce n'est pas un problème. Des éditeurs photo, il y en a plein, et tout le monde vit très bien.

Par contre, il y a deux zones grises.

La première, c'est l'apparence. Quand l'interface est un quasi copier-coller de Photoshop, on entre sur le terrain du droit d'auteur sur l'interface, voire du droit des marques. Evidemment je vous parle pas du logo, là ça tombe sous le sens.

La deuxième, c'est le parasitisme. En droit français, c'est quand une entreprise profite de l'image ou de la réputation d'une autre pour lui faire une concurrence déloyale.

Vous noterez que sur la page de ArtCraft on ne parle jamais d'Adobe. Et c'est pas un hasard, parce que justement, en utilisant l'image d'Adobe pour lui nuire ou pour lui piquer des clients, là ce serait du parasitisme.

J'ai une petite anecdote sur ce sujet. Quand Malt s'appelait encore Hopwork, en 2015, deux gros concurrents ont fusionné et se sont rebaptisés avec un nom très proche du nôtre. Ca a créé une grosse confusion sur le marché européen. Les gens tapaient mal le nom sur les moteurs de recherche, ou alors carrément Google proposait de corriger en mettant le nom du concurrent. On a donc attaqué pour parasitisme. L'affaire s'est réglé en conciliation et on pris le nom de Malt, modulo une compensation substantielle qui nous a permis de pas trop regretter l'ancien nom.

Bref, ArtCraft, qui revendique à la fois l'interface et la filiation avec Adobe même si c'est pas toujours dit clairement, pourrait être attaqué là-dessus. En tant que tel, c'est pas forcément la copie qui est attaquable mais plutôt la nuisance commerciale qui vise spécifiquement une entreprise.

Maintenant je reviens sur un truc, je vous disais que c'était pas nouveau. Certes, des clones de jeu, des portages pirates, des réécritures, des mods de logiciels, tout ça c'est pas nouveau. L'industrie du Warez dans le passé était aussi basé sur la recompilation de binaires existants.

Mais, désormais il y a l'IA.

Une barrière d'entrée plus basse

Je vous présente REA, pour "Reverse Engineer Anything". C'est un outil open source, sous licence MIT.

Le principe de REA est simple : donner à un agent de code les moyens d'inspecter n'importe quel logiciel, que ce soit des applications web, des binaires natifs ou des applications electrons.

REA en soit, ne fait pas grand chose. Il délègue toute ces actions à des outils. Par exemple des décompilateurs comme Ghidra ou IDA. REA propose un MCP, donc un ensemble de fonctions à utiliser par une IA. L'idée étant de simplifier l'observation d'un logiciel, pour une IA, en utilisant REA qui lui-même utilise des outils capable par exemple, de sniffer le réseau, de décompiler un programme, de faire une analyse du code javascript minifié.

En soit, c'est plein de choses qu'on savait déjà faire. Sauf que là c'est possible de l'orchestrer par une IA. Donc là ou il fallait avant des experts, désormais un développeur peut faire le même travail en largement moins de temps.

Qu'on soit bien clair. Le reverse engineering n'est pas devenu possible avec l'IA. Juste plus accessible.

Et si déjà on considérait que le code avait perdu beaucoup de valeur. Désormais il reste quoi ?

Le code ne vaut plus rien

Les marchés financiers, eux, ont déjà tranché. Depuis le début de l'année, Adobe a perdu plus de 40 % en Bourse.

Et Adobe n'est pas seul. Au printemps, Salesforce, Workday, Microsoft, Shopify ont tous dévissé. Ca fait un bail qu'on parle de SaaSpocalypse, la fin des logiciels. J'en ai parlé moi aussi à plusieurs reprises.

Parce que le marché anticipe le fait que ces boites vont se faire remplacer par des tonnes de concurrents boosté par l'IA.

Mais, en pratique, le chiffre d'affaires d'Adobe a augmenté de 12 % sur un an. Et ses revenus récurrents dépassent les 27 milliards de dollars. J'ai connu des apocalypses plus difficiles à vivre. Enfin, non, mais vous avez l'idée.

A force de parler de saaspocalyspe, à tort et à travers, et beaucoup à travers, certains se sont dit que finalement il y avait peut être un peu d'exagération.

Moi je pense pas. C'est juste que la seconde lame est pas encore passé.

Je m'explique.

Récemment, je me suis construit un meuble. Avant, je prenais des mesures, je dessinais sur papier, je me trompais. Quand je changeais une cote, il fallait tout recalculer.

Et à la fin, il me fallait un plan de débit. Si vous ne connaissez, c'est, en gros, la liste des planches, leurs dimensions, et comment les découper sans gâcher de bois.

J'avais essayé SketchUp. C'était long, c'était pénible à installer, et de toute façon, ça ne faisait pas le plan de découpe que je voulais.

Donc, je me suis fait mon propre logiciel. Je décris le meuble, je donne mes mesures, et tout se calcule. J'ai mon plan de découpe. Si je change l'épaisseur d'une planche, tout se remet à jour. Je peux tester dix options sans rien redessiner. Je me suis fait une option pour voir le passage des fils électriques ou la notice de montage.

mon logiciel pour faire mes meubles
mon logiciel pour faire mes meubles

Ce logiciel, je ne le vendrai pas, parce qu'il est sans doute utile que pour moi.

Deuxième exemple. J'ai revu tout mon process de création de vidéos. J'ai regardé chaque étape, le temps que je perdais à faire des trucs chiants, et j'ai rassemblé tout l'outillage que je m'étais déjà fait en python pour télécharger des vidéos, des images, faire des transcript etc... J'ai rassemblé tout ca dans une application et voila. Je me suis refait mon propre logiciel.

Daryl - studio youtube
Daryl - studio youtube

J'ai tout rassemblé dans une application. Mon studio. Alors que des outils comme Submagic, precut, autotrim ou d'autres existent déjà, et font très bien le boulot.

Avant, je pouvais payer un logiciel, même quand il convenait pas tout à fait, parce que je n'avais pas l'expertise pour le refaire et/ou que je n'avais pas le temps.

Aujourd'hui, je peux faire mon propre outil custom, sans aucun souci. Le code ne vaut littéralement plus rien. Enfin si, le cout de mon abonnement.

Et franchement… c'est flippant.

Si le code n'a plus de valeur, mon métier, qui consistait à écrire du code en partie, non plus.

Je me console en me disant que mon métier c'était pas que ca. Et c'est vrai que j'ai beaucoup de plaisir à comprendre un problème, concevoir une solution, la voir se réaliser, l'utiliser, faire des retours. Mais quand même, c'est différent. Et pour certains de mes anciens collègues qui était énormément attaché au code, ou des plus vieilles générations qui ont du mal avec ce changement, c'est douloureux à un point qu'il est difficile d'évaluer.

Est-ce que ça veut dire que vraiment, le logiciel est mort ?

Non, le logiciel ne va pas mourir

Déjà, remettons les choses au clair, le logiciel ne va pas mourir.

Il y a plein de softs qui vont pas être touchés parce que leur valeur ne repose pas sur le code.

Je peux pas refaire Netflix, parce que j'ai pas accès à son catalogue. Je pourrais refaire un logiciel de messagerie comme WhatsApp mais ça n'aurait aucun intérêt si personne ne l'utilise à part moi.
Je pourrais tenter de me faire un agrégateur de comptes bancaires mais je vais vite me heurter à plein de problèmes réglementaires sans parler que j'ai un peu peur de faires des conneries, en tout cas c'est sur que je pourrais pas commercialiser ça.

Il y a plein de barrières qui font que c'est encore possible de vendre du logiciel, parce que certains monnayent une expertise, ou un savoir faire industriel, possèdent des certifications, des clients captifs ou sont trop imbriqués dans un écosystème.

Par contre la palanquée de softs qui sort tous les jours désormais par des dizaines de milliers de devs qui la jouent remake de la ruée vers l'or, là, ça va être dur. Je n'ai besoin d'aucun de vos softs. Et c'est vraiment pas l'idée du siècle de viser d'autres développeurs pour vendre un produit.

Et les grosses boites vont continuer à acheter des noms connus, pour profiter de la garantie, ou parce que le commercial invite votre boss chaque mois à faire un bon resto. Les agences vont continuer à utiliser Adobe pendant encore un bon moment, ne serait-ce que par inertie.

Bref, le logiciel n'est pas fini. Par contre mon métier c'est plus délicat. Et ça me fait un peu mal quand même.

Ce que ça change pour nous, développeurs

Quand je dis que mon métier change, je dis pas qu'il disparait. On va continuer à faire beaucoup de logiciels, mais pas sous la forme qu'on a connu.

Je ne vous cache pas, à un moment j'étais un peu sceptique sur le fameux effet rebond. Vous savez c'est l'effet induit par des hausses de productivité.
Quand on sait faire plus qu'avant, on détruit des emplois au début, et puis il y a un point de bascule et on s'invente des nouveaux usages. J'avais du mal à voir l'effet rebond avec l'IA parce que je voyais surtout qu'on faisait autant avec moins.
Je voyais bien qu'on pouvait faire plus, mais plus de quoi ?

Dans la plupart des entreprises, il y a aucun intérêt à construire plus de logiciel si personne n'achète. Par exemple je ne vais pas plus prendre le train parce que l'application voyages Sncf a des centaines de fonctionnalités en plus. La course à la fonctionnalité, si elle ramène rien, n'a aucun intérêt.

Mais je commence à voir ce que pourrait être l'effet rebond. On pourrait démarrer une course à l'hyperpersonnalisation.

A l'échelle individuelle bien sûr, où chacun pourra se faire ses propres applications pour sa domotique interne, sa compta, sa gestion de DVD et je sais pas trop quoi encore.

Et puis à l'échelle de l'entreprise ça pourrait être des équipes internes chargé de créer des tétrachiées de softs sur mesure, plus adapté que ceux du marché. Et beaucoup de boites vont faire ça en recopiant ce qui existe. Apparemment c’est la grosse tendance en ce moment chez les boites US. Anthropic vient de se recréer un nouveau git par exemple. Sans doute pour de mauvaises raisons mais, peu importe.

Mon métier ne sera plus de coder, mais de comprendre, d'observer des softs qui marchent, probablement eux mêmes faits par IA, puis de les reproduire, eux aussi avec de l'IA.

Et franchement, je peux comprendre que ce soit pas une vision agréable pour tout le monde.

Le challenge intellectuel de comprendre le code, trouver la petite optimisation qui change tout, débuguer un problème complexe, plein de petites choses qui m'ont tenu dans ce métier dans mes premières années, c'est en partie sur le point de disparaitre.

Bien sûr j'ai pas envie de terminer sur une note pessimiste. Je crois vraiment que c'est important de toujours voir le positif.

Donc j'ai envie de dire que, pour ma part, j'avoue que j'y trouve toujours mon compte, pour l'instant, parce que j'en avais marre de refaire systématiquement les mêmes bouts de code depuis 25 ans. Coder un formulaire, une validation de données, un CRUD, un job qui fait toujours pareil. Refaire une usine logicielle, des tests, expliquer à nouveau à quoi ça sert etc... J'avais fait le tour de la tech pour la tech et je suis content de faire du logiciel, au sens premier du terme.

Je suis content de me faire mes propres outils super rapidement, d'avoir la satisfaction quasi instantanée de matérialiser un truc que j'avais dans la tête. Enfin, instantanée, à l'échelle de ce que j'ai connu avant en tout cas.

Mais je me demande de plus en plus quelle est ma plus value. Qu'est ce qui fait que ce que je fais, il n'y a que moi qui puisse le faire ? A quoi me sert mon expertise/expérience puisque désormais l'IA fait tout.

Je vous l'ai dit, je pense que créer du soft ça va être de plus en plus dur, pour en faire des boites de logiciel. Faut un service par dessus qui soit vraiment solide, qui repose pas juste sur le fait de savoir empiler des lignes de code. Il y aura une prime à la ténacité d'une part, les gens qui seront capables de rester plusieurs mois, voire années sur les mêmes sujets sans se décourager. Il y a aussi une prime à l'esprit d'analyse, le fait de comprendre vraiment les problèmes qu'on veut résoudre, et quels sont les meilleures moyens de les résoudre.
Ca va être des défis incroyables dans les grosses boites pour reconstruire des systèmes d'informations cohérents, des équipes d'outillage internes. Même si ça va aussi créer des tas de conflits sur le sens du boulot, comment on le fait, comment on redéfinit les rôles de chacun. Et je suis bien content de plus être CTO en ce moment...

Bref, il y a plein de nouvelles choses à faire, toute une industrie à redessiner. C'est en cours. Je sais pas si le résultat sera joli mais ce qui est sûr c'est que mon métier a changé. Pas de la faute de Brandon, parce que lui c'est juste un type qui a su mettre un évidence un phénomène. Nous sommes tous des grenouilles, et la casserole est allumée depuis 2022.

Sur ce, vous pouvez retourner à une activité normale.

Bye.

Hugo

Écrit par

Hugo

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