les métiers de l’ingénierie informatique vont-ils disparaitre ?

Ok le titre est un peu putaclick 🙂
Mais je ne lance pas ce sujet par hasard.
J’ai lu récemment plusieurs très bons articles sur ce thème
Je fais partie d’une espèce en voie d’extinction
Au secours le métier d’ops va disparaitre
et celui que j’ai sans doute préféré : l’alignement de l’esprit importe plus que celui du code

Or c’est un sujet qui me parle car je suis arrivé sur le marché au même moment que l’approche MDA (2001)
Cette approche faisait le buzz à ce moment là, enfin pour autant que ce soit possible sans réseaux sociaux, blogs etc…
Pour simplifier, cette méthode avait pour objectif de modéliser entièrement des applications à base de schémas UML, schémas qui permettent ensuite de générer le code de l’application.
Sur le papier, c’était convaincant pour un jeune diplômé et j’avais été tenté de regarder en détail à l’époque.
Mais les outils donnés et leurs limitations n’ont jamais permis à cette approche de décoller.

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L’économie des TIC

Ce billet fait partie d’une série dont vous pourrez lire l’introduction ici.

Le fil rouge global de cette série tourne autour du livre « IA La plus grande mutation de l’histoire » de Kai-Fu Lee, livre très bien écrit que je vous résume dans ce premier billet .

L’auteur y aborde la course à l’innovation dans le secteur du numérique et de l’IA, secteur que je vais résumer grossièrement en TIC (technologie de l’information et des communications). Ce secteur est fortement en croissance mais au delà des emplois qu’il génère, il apporte aussi une révolution au même titre que la machine à vapeur ou l’électricité sur la société actuelle et il est primordial de rester en pointe sur le sujet.

Sur l’impact économique, je vous invite à regarder cette infographie qui reprend les principales capitalisations boursières depuis 1994. On y apprend que les 4 plus grandes valorisations d’aujourd’hui sont toutes dans les TIC et que cette tendance date environ des années 2010.

Dans le livre qui est notre fil rouge pour cette série de billet, on voit l’essor incroyable de ce secteur en Chine, notamment porté par une volonté politique et un fort investissement privé. 

Mais qu’en est-il de la France et la fameuse Startup Nation ?

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Bataille autour des données et du Cloud

Ce billet fait partie d’une série dont vous pourrez lire l’introduction ici.

Le fil rouge global de cette série tourne autour du livre « IA La plus grande mutation de l’histoire » de Kai-Fu Lee, livre très bien écrit que je vous résume dans ce premier billet.

L’auteur aborde beaucoup la question des données, c’est le point central à l’origine de la révolution de l’IA et dans ce second billet je souhaitais aborder le sujet de la bataille autour des données mais aussi autour du Cloud, ce fameux cloud souverain.

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L’Europe entre le marteau Chinois et l’enclume US

L’europe en action

En démarrant ce billet, enfin ces billets, je savais à l’avance que l’écriture allait être très très difficile.

Difficile car je souhaite aborder des sujets qui vont au delà de ma simple zone de confort. 

Ce qui m’a convaincu d’aller plus loin c’est la lecture de « IA La plus grande mutation de l’histoire » de Kai-Fu Lee. Ce livre, très bien écrit, aborde la question de l’IA et la positionne comme la future grande révolution générale de notre ère et comment cela va impacter nos sociétés. 

Au delà de ça, le livre aborde la situation économique mondiale, l’emprise américaine actuelle, le bulldozer Chinois qui arrive et les impacts sur l’emploi. 

L’Europe n’apparaît presque pas et je me disais qu’une analyse Européenne en plus serait intéressante. 

Ce serait l’occasion de parler aussi de RGPD (oui il y a des liens, vous verrez), de protectionnisme, de notre dépendance aux acteurs US et de la structuration de notre marché local. 

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Produit versus Side Project

Après maintenant quelques années sur Malt, j’aimerais revenir sur un sujet qui revient souvent sur la différence entre side project et produit.
En 2010, j’avais lancé un side project, Localizeyourapps, et j’ai voulu en faire un produit.
Tout ne s’est pas passé comme prévu mais pour être franc, avec le recul, c’était plutôt prévisible.
En 2013, je tentais d’en faire un retour d’expérience et je présentais « Epic Fail » lors d’un Human Talk.
En fin de compte, c’était trop tôt. Et je reste sur ma faim quant à cette présentation que je trouve très partielle et peu aboutie.
Je propose donc de revenir dessus mais en insistant sur un angle en particulier, la différence entre side project et produit.

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Rewrite from scratch ?

Je souhaite partager aujourd’hui un retour d’expérience issu de multiples entretiens d’embauche que j’ai pu faire passer.
J’ai utilisé pendant plusieurs années un scénario qui servait lors d’une des phases de l’entretien. C’était entre 2011 et 2018.
Ce scénario avait de multiples avantages et j’aimerais le partager aujourd’hui, mais surtout partager la grille de lecture que j’en tirais.

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Le modèle Spotify, un échec complet ?

J’ai lu récemment un billet sur le modèle Spotify intitulé « l’échec du modèle Spotify« .
Une des phrases de l’article étant la suivante :

« Spotify n’utilise pas le “modèle Spotify” et vous ne devriez pas non plus. »

Le billet n’est pas inintéressant. On peut y trouver des analyses et des alternatives. Mais le ton me semble très à charge et manquant de recul. Et surtout, il est dogmatique :
« vous ne devriez pas non plus »

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Intégration avec Hull et considérations pratiques sur l’usage d’APIs

Je vous propose aujourd’hui de découvrir Hull. que nous utilisons depuis quelques mois chez Malt.
Hull fait partie des outils de « Data Marketing » (marketing dirigé par la donnée). C’est un outil qui permet d’unifier des données de plusieurs sources (analytics, crm) et/ou de les dispatcher vers plusieurs sources (mailchimp, intercom) tout en gardant la main sur la donnée, sa segmentation (audiences), son cycle de vie.

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Qu’est-ce qu’un écosystème tech ?

Si vous n’avez pas dormi les 5 dernières années vous avez peut être entendu parler de la French Tech.
Ce mot un peu casquette a cristallisé les polémiques autour de la « startup nation ». Et on peut difficilement le défendre :

  • des discours alambiquées en Franglais et qui ne veulent rien dire
  • une simplification excessive de tout les problèmes de société à un simple défi technologique
  • un story telling permanent, et gonflant, qui vise à faire croire que chaque startup tente de sauver le monde

Je vous invite à lire ces articles qui en parlent plus en détail :

Cependant, au delà de ces écueils, il serait bien malavisé de tout jeter.
Si on s’en tient aux seuls chiffres :

Et sans même parler de ces chiffres, pour ma part je constate de vrais changements sur ces dernières années, une consolidation d’un véritable écosystème tech.

Qu’est-ce qu’un écosystème tech me direz-vous ? Encore un mot creux ?
Si l’on prend une définition très basique, légèrement adapté de Wikipedia : c’est un « ensemble formé par des communautés d’être vivants en interrelation. Les composants d’un écosystème développent un dense réseau de dépendances, d’échanges d’énergie, de matière, d’information permettant son maintien et son développement« 

J’ai eu l’opportunité d’aller visiter la région de San Francisco 2 fois ces deux dernières années dans un but professionnel. J’ai pu rencontrer des boites, des équipes et percevoir en partie, à mon échelle, le sens de l’écosystème tech de la Vallée.
Cette zone, elle même très exceptionnelle au sein des US, attire de nombreuses boites et bénéficie d’une vitalité et d’une énergie incroyable.
Oui, on y trouve des personnes de très haut niveau, une manne d’argent etc… Je dirais que c’est un peu ce que tout le monde sait déjà.
Sa grande force réside, selon moi, dans sa concentration, dans la transposition exacte de ce que représente un écosystème biologique.

  • Il y a un échange permanent de « matière » : les individus apprennent dans une société, transposent leurs acquis dans une autre.
    Qu’une boite démarre ou soit déjà établi, elle peut espérer embaucher une personne ayant déjà fait des réalisations significatives ailleurs.
  • Il y a un échange permanent d’informations. Les individus échangent constamment sur leurs bonnes pratiques au travers de meetup hyper riche. Ils discutent entre collègues de différentes sociétés pour apprendre les bonnes pratiques des uns et des autres. Faire un meetup sur les moteurs de recherche chez Airbnb c’est sur que ça en jette.
  • Ils utilisent les services des uns et des autres. Une grande force de la région, vous lancez un nouveau produit comme un service de paiement, un service de sport dans les entreprises etc… Vos premiers clients sont les entreprises que vous allez côtoyer dans des espaces de coworking, dans les incubateurs, dans les entreprises des portefeuille de vos investisseurs etc…
    Une autre forme de réseau de dépendances : la spécialisation. Pour s’y démarquer, sachant que la vallée est riche en sociétés, il faut avoir une mission claire et précise et le faire bien. Et pour tout ce qui déborde au delà, il faut s’appuyer sur les autres sociétés de l’écosystème.
    H2O par exemple qui vous dit ouvertement, nous on ne traite pas le sujet de la data prep, allez voir telle boite.

Alors évidemment il ne faudrait pas oublier l’esprit entreprenariale très fort du lieu, la propension au risque qui même aux US dénote par rapport aux autres villes.
Mais la richesse de ces relations entre entreprises est un accélérateur gigantesque.

Eh bien je commence à en voir les prémisces en France.

Des échanges de « matière »

On voit de plus en plus de jeunes pousses ET d’explosion de belles boîtes (au sens positif du terme) : BlaBlacar, Dataiku, Meero, Kyriba, Ivalua pour citer des licornes, mais aussi Sigfox, Doctolib, Manomano, Backmarket etc…
Et les personnes qui ont fait le succès de ces boîtes en fondent eux-même d’autres à leur tour, ou vont contribuer à d’autres sociétés.
Peu importe que les sociétés soient devenus des licornes d’ailleurs.
On peut par exemple prendre l’exemple de Capitaine Train, revendu à Trainline. Certes elle a été revendu avant de devenir une licorne mais elle a contribué à l’écosystème tech et c’est plusieurs entrepreneurs ou néo entrepreneurs qui en sont sortis pour créer d’autres boites : Margo Bank par Jean Daniel Guyot, Clearwage par 3 anciens

Chez Malt nous avons intégré l’ex CPO de Meetic puis Betclic, un ex Director of Engineering de Talend et bien d’autres ayant eu des postes chez My Little Paris, Meero, Take eat Easy, Iziwork, Lydia etc… Vous remarquerez, je n’ai cité que des boites Françaises.
Ce faisant nous profitons de l’expérience de ces sociétés, ce qui renforce l’écosystème.

Des échanges d’informations

Il y a bien sûr dans le monde de la tech toujours les meetups et conférences qui explosent ces dernières années. Dites vous bien que les conférences comme Mixit, Devoxx France, Bdx.io etc… sont toutes nées dans les 10 dernières années.
Mais ce que je trouve énorme ces dernières années c’est désormais des espaces d’échanges en ligne via des channels Slacks tel que Tech Rocks, Tech Leaders Club qui permettent à des boites mêmes concurrentes de se partager leurs problématiques, leurs bonnes pratiques.
C’était encore impensable il y a quelques années (mais peut être que je suis trop naif et que ça existait déjà) d’avoir le CTO d’une société qui posait ouvertement ces problématiques sur le cloud, le recrutement, la structuration d’un service support IT, l’affacturage etc.. à d’autres CTO ou DSI, y compris des concurrents.
Cela peut paraître « anodin », cela ne touche « que le CTO ». Mais en réalité les questions posées intéressent les CFO, COO également. Et l’effet de levier est gigantesque. Lorsqu’un CTO/DSI bénéficie des conseils d’un de ses pairs et qu’il permet en retour à une entreprise de 200 personnes (pour Malt) de partir tout de suite sur les bonnes bases, c’est des mois/années de gagnées.
Ce changement, invisible en grande partie, est l’un des changements récents importants qui va à mon sens renforcer radicalement l’écosystème tech des prochaines années.

Un réseau dense de dépendances
Avec une densité plus grande de sociétés, sur des domaine plus variées, on voit enfin ce réseau se créer. Désormais il est possible, pour une très grande part, de consommer local. Cela renforce l’écosystème local, des sociétés qui elle-même peuvent être cliente ou servir nos clients. C’est économiquement un cercle vertueux qui se met en place.
Si je prends l’exemple de Malt, nous utilisons Spendesk (carte bleue virtuelle), Mangopay (paiement), Finexkap (affacturage), Lucca (outil RH), Front (support externe), Hull (aggrégateur de données) et j’en passe.
Et enfin ce réseau se manifeste également chez nous par des partenariats sur des sujets communs. Nous avons par exemple collaboré avec Qonto, Alan, Copass, OpenClassRooms, IronHack, l’expert comptable.com pour proposer une gamme de service orienté freelance, sans aucun échanges financiers entre nous.

Pour conclure, je suis ravi de voir cet écosystème tech grandir et se renforcer. Tout cela est encore fragile, le marché Européen très fragmenté et la taille des marchés locaux bride encore beaucoup les sociétés EU. Mais ces échanges de matière, d’information, et ce réseau dense de dépendances ne peut que créer une émulation et l’équation économique fonctionne.

Vivement la suite