Le modèle Spotify, un échec complet ?

J’ai lu récemment un billet sur le modèle Spotify intitulé « l’échec du modèle Spotify« .
Une des phrases de l’article étant la suivante :

« Spotify n’utilise pas le “modèle Spotify” et vous ne devriez pas non plus. »

Le billet n’est pas inintéressant. On peut y trouver des analyses et des alternatives. Mais le ton me semble très à charge et manquant de recul. Et surtout, il est dogmatique :
« vous ne devriez pas non plus »

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Intégration avec Hull et considérations pratiques sur l’usage d’APIs

Je vous propose aujourd’hui de découvrir Hull. que nous utilisons depuis quelques mois chez Malt.
Hull fait partie des outils de « Data Marketing » (marketing dirigé par la donnée). C’est un outil qui permet d’unifier des données de plusieurs sources (analytics, crm) et/ou de les dispatcher vers plusieurs sources (mailchimp, intercom) tout en gardant la main sur la donnée, sa segmentation (audiences), son cycle de vie.

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Qu’est-ce qu’un écosystème tech ?

Si vous n’avez pas dormi les 5 dernières années vous avez peut être entendu parler de la French Tech.
Ce mot un peu casquette a cristallisé les polémiques autour de la « startup nation ». Et on peut difficilement le défendre :

  • des discours alambiquées en Franglais et qui ne veulent rien dire
  • une simplification excessive de tout les problèmes de société à un simple défi technologique
  • un story telling permanent, et gonflant, qui vise à faire croire que chaque startup tente de sauver le monde

Je vous invite à lire ces articles qui en parlent plus en détail :

Cependant, au delà de ces écueils, il serait bien malavisé de tout jeter.
Si on s’en tient aux seuls chiffres :

Et sans même parler de ces chiffres, pour ma part je constate de vrais changements sur ces dernières années, une consolidation d’un véritable écosystème tech.

Qu’est-ce qu’un écosystème tech me direz-vous ? Encore un mot creux ?
Si l’on prend une définition très basique, légèrement adapté de Wikipedia : c’est un « ensemble formé par des communautés d’être vivants en interrelation. Les composants d’un écosystème développent un dense réseau de dépendances, d’échanges d’énergie, de matière, d’information permettant son maintien et son développement« 

J’ai eu l’opportunité d’aller visiter la région de San Francisco 2 fois ces deux dernières années dans un but professionnel. J’ai pu rencontrer des boites, des équipes et percevoir en partie, à mon échelle, le sens de l’écosystème tech de la Vallée.
Cette zone, elle même très exceptionnelle au sein des US, attire de nombreuses boites et bénéficie d’une vitalité et d’une énergie incroyable.
Oui, on y trouve des personnes de très haut niveau, une manne d’argent etc… Je dirais que c’est un peu ce que tout le monde sait déjà.
Sa grande force réside, selon moi, dans sa concentration, dans la transposition exacte de ce que représente un écosystème biologique.

  • Il y a un échange permanent de « matière » : les individus apprennent dans une société, transposent leurs acquis dans une autre.
    Qu’une boite démarre ou soit déjà établi, elle peut espérer embaucher une personne ayant déjà fait des réalisations significatives ailleurs.
  • Il y a un échange permanent d’informations. Les individus échangent constamment sur leurs bonnes pratiques au travers de meetup hyper riche. Ils discutent entre collègues de différentes sociétés pour apprendre les bonnes pratiques des uns et des autres. Faire un meetup sur les moteurs de recherche chez Airbnb c’est sur que ça en jette.
  • Ils utilisent les services des uns et des autres. Une grande force de la région, vous lancez un nouveau produit comme un service de paiement, un service de sport dans les entreprises etc… Vos premiers clients sont les entreprises que vous allez côtoyer dans des espaces de coworking, dans les incubateurs, dans les entreprises des portefeuille de vos investisseurs etc…
    Une autre forme de réseau de dépendances : la spécialisation. Pour s’y démarquer, sachant que la vallée est riche en sociétés, il faut avoir une mission claire et précise et le faire bien. Et pour tout ce qui déborde au delà, il faut s’appuyer sur les autres sociétés de l’écosystème.
    H2O par exemple qui vous dit ouvertement, nous on ne traite pas le sujet de la data prep, allez voir telle boite.

Alors évidemment il ne faudrait pas oublier l’esprit entreprenariale très fort du lieu, la propension au risque qui même aux US dénote par rapport aux autres villes.
Mais la richesse de ces relations entre entreprises est un accélérateur gigantesque.

Eh bien je commence à en voir les prémisces en France.

Des échanges de « matière »

On voit de plus en plus de jeunes pousses ET d’explosion de belles boîtes (au sens positif du terme) : BlaBlacar, Dataiku, Meero, Kyriba, Ivalua pour citer des licornes, mais aussi Sigfox, Doctolib, Manomano, Backmarket etc…
Et les personnes qui ont fait le succès de ces boîtes en fondent eux-même d’autres à leur tour, ou vont contribuer à d’autres sociétés.
Peu importe que les sociétés soient devenus des licornes d’ailleurs.
On peut par exemple prendre l’exemple de Capitaine Train, revendu à Trainline. Certes elle a été revendu avant de devenir une licorne mais elle a contribué à l’écosystème tech et c’est plusieurs entrepreneurs ou néo entrepreneurs qui en sont sortis pour créer d’autres boites : Margo Bank par Jean Daniel Guyot, Clearwage par 3 anciens

Chez Malt nous avons intégré l’ex CPO de Meetic puis Betclic, un ex Director of Engineering de Talend et bien d’autres ayant eu des postes chez My Little Paris, Meero, Take eat Easy, Iziwork, Lydia etc… Vous remarquerez, je n’ai cité que des boites Françaises.
Ce faisant nous profitons de l’expérience de ces sociétés, ce qui renforce l’écosystème.

Des échanges d’informations

Il y a bien sûr dans le monde de la tech toujours les meetups et conférences qui explosent ces dernières années. Dites vous bien que les conférences comme Mixit, Devoxx France, Bdx.io etc… sont toutes nées dans les 10 dernières années.
Mais ce que je trouve énorme ces dernières années c’est désormais des espaces d’échanges en ligne via des channels Slacks tel que Tech Rocks, Tech Leaders Club qui permettent à des boites mêmes concurrentes de se partager leurs problématiques, leurs bonnes pratiques.
C’était encore impensable il y a quelques années (mais peut être que je suis trop naif et que ça existait déjà) d’avoir le CTO d’une société qui posait ouvertement ces problématiques sur le cloud, le recrutement, la structuration d’un service support IT, l’affacturage etc.. à d’autres CTO ou DSI, y compris des concurrents.
Cela peut paraître « anodin », cela ne touche « que le CTO ». Mais en réalité les questions posées intéressent les CFO, COO également. Et l’effet de levier est gigantesque. Lorsqu’un CTO/DSI bénéficie des conseils d’un de ses pairs et qu’il permet en retour à une entreprise de 200 personnes (pour Malt) de partir tout de suite sur les bonnes bases, c’est des mois/années de gagnées.
Ce changement, invisible en grande partie, est l’un des changements récents importants qui va à mon sens renforcer radicalement l’écosystème tech des prochaines années.

Un réseau dense de dépendances
Avec une densité plus grande de sociétés, sur des domaine plus variées, on voit enfin ce réseau se créer. Désormais il est possible, pour une très grande part, de consommer local. Cela renforce l’écosystème local, des sociétés qui elle-même peuvent être cliente ou servir nos clients. C’est économiquement un cercle vertueux qui se met en place.
Si je prends l’exemple de Malt, nous utilisons Spendesk (carte bleue virtuelle), Mangopay (paiement), Finexkap (affacturage), Lucca (outil RH), Front (support externe), Hull (aggrégateur de données) et j’en passe.
Et enfin ce réseau se manifeste également chez nous par des partenariats sur des sujets communs. Nous avons par exemple collaboré avec Qonto, Alan, Copass, OpenClassRooms, IronHack, l’expert comptable.com pour proposer une gamme de service orienté freelance, sans aucun échanges financiers entre nous.

Pour conclure, je suis ravi de voir cet écosystème tech grandir et se renforcer. Tout cela est encore fragile, le marché Européen très fragmenté et la taille des marchés locaux bride encore beaucoup les sociétés EU. Mais ces échanges de matière, d’information, et ce réseau dense de dépendances ne peut que créer une émulation et l’équation économique fonctionne.

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Retour d’utilisation de Mongodb et pourquoi nous migrons vers Postgresql

Dans de précédents billets j’évoquais que nous utilisions Mongodb chez Malt mais j’ai évoqué dans certains meetups que nous n’en étions pas totalement satisfaits et que nous entamions une (lente) migration vers postgresql.

Je vous propose de faire un petit retour d’expérience sur ce sujet après désormais 7 ans d’utilisation de mongodb chez nous.

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Le télétravail chez Malt

Parlons télétravail pour ce billet !

Si le télétravail (ou remote) s’est bien développé récemment, il est loin d’être encore très fréquent en France, seulement 17% de la population active.

Et pourtant il semble fortement demandé et je dirais même, idéalisé.

Dans ce billet je vous propose de vous décrire la façon dont nous faisons du télétravail chez Malt, les pratiques qui fonctionnent et celles qui n’ont pas fonctionné.

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Une armée mexicaine ?

Petit flashback, on est début 2017, c’est la soirée MiXiT à l’hôtel de ville. Ambiance relax entre petits fours et discussions sur les confs de la journée.

Au détour d’une conversation j’en viens à détailler notre équipe produit et j’ai une petite question un peu provoc en retour. “Vous êtes tout ça pour faire un site web ?”

A l’époque, 9 personnes dans l’équipe produit dont 3 devs backs, 1 dev front.

Et forcément ça va me trotter dans la tête. Certes, on peut faire un site web avec un seul dev, voire même aucun dev en utilisant certains CMS très bien foutus mais est-ce vraiment équivalent ? Est-ce qu’au delà d’une équipe de 1 les autres viennent juste pour pouvoir faire des plus grandes LAN et des tournois d’e-sport ?

Partant de cette question je vais y réfléchir et soumettre le sujet à deux CFP de belles confs françaises pour y apporter une réponse un peu plus détaillée mais le sujet ne retiendra pas l’attention. Bref ce n’est que partie remise, bloguons dans ce cas 🙂

Bon mais qu’est ce que vous allez en tirer dans votre travail de tous les jours ?

Ce ne sera pas un billet de blog tech, donc rien de ce point de vue là.

Vous allez peut-être gagner un autre point de vue sur certains lieux communs de l’informatique comme la loi de Pareto, le mythe du fullstack developer, l’expression consacrée « le mieux est l’ennemi du bien ». Si, pour vous, réinventer la roue c’est toujours inutile, que le pragmatisme ça veut juste dire de faire vite et sale, là encore, vous trouverez peut-être un autre éclairage ici.

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J’en ai un peu ma claque du startup bashing

Mais vous allez me dire, « non mais c’est quoi ce titre de billet ! Pourquoi t’écris ca ? C’est pas ton genre ! »
Bon, alors déjà je fais ce que je veux et oui cette fois j’ai envie de parler un peu de Paul et Mickey (*)

Et bon sang oui, en ce moment j’en ai marre du « startup bashing » et j’assume, c’est biaisé comme avis car je bosse dans une « startup ».

Bon alors entendons-nous bien, déjà la grande majorité des personnes ne posent pas la même définition d’une startup. Mais ça, c’est pas nouveau. Ca fait des années que personne n’est capable de se mettre d’accord pour savoir si Uber, Google, Slack, Spotify, BlaBlaCar sont encore des startups.

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